 | Alors, en fait, ayant grandi dans les îles, j étais emballée de partir a la neige. Il faut aussi savoir que j'avais perdu un pari, juste avant de partir sur les pistes. J'ai donc du porter des oreilles de lapin pendant toute la journée a la neige. Imaginez la combinaison rose, manquait plus que les oreilles, c'était fait |
 | Arrivée a la station, Andi, Erwan et moi nous sommes précipités sur les pistes, Erwan sur sa piste de ski, et nous suivant les indications assez vagues de l employé qui vendait les tickets. Nous donnons juste rendez vous a Erwan en haut de notre piste, car s'y trouve un restaurant. Nous suivons les conseils de l 'employé, et nous montons sur la façade ouest dans le télésiège. Déjà, je regrette la manœuvre, car n'ayant pas l'habitude, je suis montée dans mon télésiège, sans rabattre la sécurité. Et prise de vertiges, je suis dans l incapacité de le rabattre. Enfin, après une dizaine de minute, en sentant le vide sous mes pieds, et réalisant que je n'ai qu'a me pencher pour tomber ... , nous pouvons enfin descendre du télésiège. Nous sommes presque a destination, en haut de la montage. Il ne nous reste qu'a trouver la piste. On en voit bien une, mais très abrupte, qui passe sous le télésiège... |
 |
 | Sur le coup, on fait le tour du restaurant, on repère une autre piste, très large, mais nous sentant motiver on passe derrière le restaurant et nous laissons tomber par la luge dans un petit creux, ou d'autres luges sont passées précédemment. hélas, une fois encore, on s écarte de la piste, et hop nous tombons dans une neige môle, au niveau du bassin, qui nous immobilise presque totalement. Il nous a fallu environ deux heures et beaucoup d efforts pour réussir a remonter les 50m de pentes descendu en 15 secondes... |
| Pendant le repas, nous avons suivi du regard, un skieur se baladant avec son chien. Quand nous sommes arrivés en bas de la piste, cet homme et son chien était revenu de leur vadrouille | ^File is not an image.^ |
 | Après deux heures de luttes, et enfin rescapés du monstre-avaleur-des-neiges, nous sommes allés nous restaurer. Et oui il était déjà 13.20 heure. Après une mini restauration, nous sommes partis, tous les trois sur le bord, ou nous nous étions enfonces, précédemment. Mais, prise de méfiance, je refuse ce bord-la et propose la piste dans le vallon suivant, qui ne semble pas trop a pique et même très large. Nous voila donc partis, chacun sur notre luge, et Erwan dans le rôle d'ange gardien ... Arrivés un peu plus bas, on voit bien que la piste est plate et donc impraticable sur une luge, surtout que très très étroite, et un ravin sur le cote, donnant sur la piste en contrebas, pour nous rappeler de ne pas tenter le diable. Donc Erwan part en éclaireur, et nous suivant a pied, en faisant attention de ne gêner la circulation des skieurs. Après un petit parcours, on se retrouve a nouveau face a une piste très large, mais impossible d'évaluer le niveau de la chute.. Cela commence pour de vrai ... Chaque fois, on se pose sur le bord de la pente avec la luge, le cœur serré par l'angoisse mais aussi la couardise. Mais a chaque fois, nous nous élançons courageusement, en priant silencieusement. Les rires et cris fusent une fois la pente engagée : ca y est, je fais de la luge ! Une main sur la corde, pour aider a la direction, le corps le plus allonge sur la luge, pour le plus de puissance possible, et les pieds pour freiner-diriger-s'arrêter ou ... descendre Erwan nous a surveillé et rassemblé au fur a mesure de la descente de cette montage. A noter, tout de même qu'a un moment, je me suis retrouvée a m'engager dans une pente tournant totalement a droite, et je réalisais souvent que quoique je fasse pour tourner, cela ne serait pas suffisent. Je suis donc descendue, non sans hésitation, en route. J'ai roule, et enfin pu m'arrêter au bord du précipice. La luge était posée dans l'arbre dans lequel elle avait atterri. La plus grosse honte finalement a été de voir un enfant d'une dizaine d'années, chaussé de skis, s'arrêter pour vérifier que je me portais bien. La fin a été le moment le plus difficile et surtout le plus dangereux. Pour cause, la neige écrasée maintes et maintes fois, formait une glace. Nos chaussures ne pouvant pas y adhérer, freiner étaient impossible ... |
Mais bon, nous l'avons fait. Une fois tous réunis, grelottant de froid, et les chaussures remplies d'eau (les doc Martens, c est cool mais pas trop dans la neige, ok je m'en souviendrais... ), nous sommes vraiment loin de la station de départ, mais un bus nous attend. Et en remontant la route, en bus, nous apercevons des enfants sortir d'une piste de luge, réservée... Nous nous sommes juste trompes ... au lieu d'une piste de luge, nous avons pris une piste de ski rouge de plusieurs kilomètres.
Si vous souhaitez en voir davantage,
Cliquez-ici